Le Pérou fait partie des 8 pays d’Amérique latine que nous avons visités pendant notre tour du monde… et il se classe sans effort dans notre top 3. Ces 25 jours furent exigeants, notamment à cause des variations d’altitude, mais nous y avons vu certains des plus beaux paysages de notre voyage et découvert une culture vraiment unique. Cet article vous emmène dans un périple incroyable au Pérou à travers glaciers, lagunes, ruines incas, montagnes colorées, dunes de sable et sites sacrés.
Ici, vous trouverez tous nos conseils pour un voyage inoubliable au Pérou : itinéraire détaillé, lieux à voir et informations pratiques nécessaires pour les visiter ainsi que notre budget total. On vous propose également en fin d’article un parfait itinéraire de 3 semaines au Pérou.
6
étapes
5.200m
record d’altitude
1
merveille du monde
+100
lamas & alpagas
Toutes les informations pratiques dont vous pourriez avoir besoin (permis nécessaire, décalage horaire, meilleur saison, monnaie, langues parlées…) sont disponibles sur la page pays dédiée au Pérou.
Selon d’où vous venez, vous pouvez opter pour l’avion ou le bus pour arriver au Pérou. Vous pouvez également arriver au Pérou par la route avec votre propre véhicule si vous décidez de faire un roadtrip à travers l’Amérique du Sud. Il n’y a malheureusement pas de ligne ferroviaire transnationale pour réaliser ce trajet.
Si vous êtes en France, il n’existe quasiment pas de vols directs vers l’aéroport international de Lima (aéroport Jorge Chávez – LIM).
Au départ de Paris, vous devrez probablement effectuer un transfert avec escale à Bogota (Colombie), à Sao Paulo (Brésil) ou à Madrid (Espagne).
Si vous êtes plutôt dans le Sud de la France, rejoindre Madrid en train puis prendre un vol direct peut être une bonne option.
Si vous venez d’un autre pays d’Amérique latine, de nombreux vols sont disponibles vers Lima et Cusco, notamment avec la compagnie LATAM Airlines.
Il existe aussi des liaisons de bus transnationales, comme depuis l’Equateur par exemple avec la compagnie Linea de los Andes. A titre indicatif, vous mettrez entre 25 et 30h à faire le trajet Quito – Lima. Il faut également environ 30h pour réaliser la liaison La Paz (Bolivie) – Lima. Mais si vous venez de Bolivie, on vous recommande plutôt d’en profiter pour inverser notre itinéraire au Pérou !
Le Pérou est un des pays les plus touristiques d’Amérique du Sud et à ce titre, un des plus sûrs. Bien sûr, comme partout, des mesures préventives de base sont à appliquer : éviter de mettre des objets de valeurs en avant, de se déplacer de nuit seul dans des quartiers peu animés, de fréquenter les régions au taux de criminalité élevé signalées sur le site diplomatie.gouv (notamment les régions frontalières avec la Colombie et l’Equateur), etc. Mais on ne s’est jamais sentis en danger au Pérou et on n’a jamais été embêtés.
Le tourisme étant développé depuis longtemps dans ce pays, le réseau de bus y est excellent. Il est donc facile de se déplacer au Pérou.
De nombreuses compagnies existent, avec des niveaux de confort variés (choix de sièges avec une inclinaison plus ou moins élevée, ports USB, rideaux séparateurs)… On a régulièrement pris Cruz del Sur, la plus connue. Pour un budget un peu moins élevé mais une qualité toujours très correcte, on a aussi souvent utilisé la compagnie Civa (ou SuperCiva).
2 astuces pour les petits budgets :
A noter : suite à la destitution du président Castillo fin 2022 et l’arrivée de la nouvelle présidente (qui ne fait pas l’unanimité), une vague de grèves qui a été violemment réprimée a eu lieu début 2023. Depuis, des grèves, notamment des entreprises de transport, ont lieu sporadiquement, ce qui peut perturber les déplacements. Les plus récentes ont eu lieu en juillet 2025.
Le train : il y a très peu de lignes ferroviaires dans le pays et celles-ci sont dédiées au tourisme. Elles permettent de se rendre d’Ollantaytambo au Machu Picchu, de Cusco à Puno sur les berges du lac Titicaca ou de Lima à Huancayo. Bien sûr, ces options sont beaucoup plus onéreuses que le bus.
La voiture/le scooter : vous pouvez également choisir de louer un véhicule pour visiter certains lieux en autonomie (vallée sacrée, réserve de Paracas). Attention, lorsque vous louez un scooter au Pérou, vérifiez bien son état avant de partir (testez les freins et l’accélérateur par exemple). Pensez aussi à demander si les casques sont loués avec et n’hésitez pas à en essayer plusieurs pour en avoir un à votre taille. Certains loueurs sont peu regardants ou au contraire, essayeront de vous faire croire que vous avez ajouté une ou deux rayures qui étaient déjà là avant. N’hésitez pas à filmer le véhicule ou à le prendre en photo pour éviter ce genre de désagrément lorsque vous le rendez !
N’oubliez pas d’utiliser un comparateur comme Discovercars pour obtenir un prix plus avantageux si vous souhaitez louer une voiture sur place.
L’avion : pour les longues distances et ceux qui ont vraiment peu de temps, il existe des vols domestiques fréquents entre Lima, Cusco et Arequipa. Mais on trouve dommage de se priver de l’expérience d’une bonne nuit de sommeil dans un bus ultra cosy !
Comme dans beaucoup de pays d’Amérique latine, la carte bleue est beaucoup moins utilisée que chez nous. C’est pourquoi il est important de toujours avoir du liquide sur soi, pour payer les agences d’excursions, les petits restaurants ou les achats de souvenirs par exemple.
Au Pérou, il existe une banque principale pour éviter les frais bancaires (dans le cas où vous avez une carte bleue qui n’applique pas de frais lors des retraits à l’étranger comme nos cartes Boursobank et Fortunéo : vous pouvez jeter un œil à ces offres juste ici). La banque s’appelle Banco de la Nación et les distributeurs sont souvent nommés “multired”.
Si vous venez de l’étranger, rendez-vous dans la section Comment venir au Pérou pour retrouver toutes les informations nécessaires sur les trajets en avion depuis la France ou le reste de l’Amérique latine. En plein tour du monde, on est arrivés des îles Galapagos avec une correspondance à Guayaquil (Equateur).
Si vous remontez le Pérou depuis la Bolivie ou que vous arrivez du Nord par voie terrestre, de nombreuses lignes de bus existent depuis Arequipa, Cusco, Ica, Huaraz… Attention à bien vérifier à quel terminal vous arrivez car ils sont nombreux à Lima. Parmi les plus desservis, il y a le grand terminal terrestre Plaza Norte et le terminal terrestre Marco Polo (plutôt dans le Nord), la station Javier Prado pour les bus Cruz del Sur et la station CIVA dédiée à cette compagnie (dans le centre).
Le Metropolitano n’est pas un métro mais un réseau de grands bus qui circulent sur des voies réservées. Ils existent sur 4 itinéraires principaux (A, B, C et D), avec quelques variantes. La “ruta C” est probablement celle que vous utiliserez le plus, du quartier de Barranco jusqu’au centre-ville. Pour les utiliser, il faut acheter et recharger une carte dans les grandes stations. En 2025, la carte coûte 5 soles et chaque trajet coûte 2,50 soles.
Toutes les informations sur les itinéraires et les horaires sont disponibles sur le site officiel (en espagnol).
Il existe cependant bien un métro à Lima, appelé “tren urbano”. Il s’agit pour l’instant de 2 lignes de métro relativement récentes qui ne desservent pas encore la totalité de la capitale. Pour prendre le métro, il faudra acheter une autre carte que celle du metropolitano, mais le principe est le même. Vous pouvez l’acheter au niveau des entrées de métro directement. Elle coûte également 5 soles et elle sert pour autant de personne que vous le souhaitez. En 2025, le trajet en métro coûte 1,50 soles par personne sur la ligne 1 et 1.40 soles par personne sur la ligne 2.
Toutes les informations concernant les horaires et les tarifs des lignes de métro sont disponibles sur le site officiel (en espagnol).
La première étape de notre itinéraire au Pérou a été la capitale, puisqu’on est arrivés par avion. Mais il avait pas mal de retard et on a donc atterri à 2h du matin à l”aéroport. Heureusement, on avait téléchargé avant d’arriver l’application InDrive et on a pu commander un taxi grâce au wi-fi de l’aéroport jusqu’à notre logement, situé dans le quartier de Miraflores, pour 30 soles. On a aussi pu prévenir notre logement de notre arrivée tardive avant de décoller et quelqu’un nous attendait pour nous ouvrir.
De nuit et avec la fatigue, on ne voyait pas grand-chose de la ville. Mais dès le matin, on s’est aperçu que la capitale portait bien son nom de “ville grise” : une belle couche de nuage et de pollution s’accumule au-dessus des buildings et laisse rarement passer les rayons du soleil ! Il s’agit de la capitale au plus faible taux d’ensoleillement d’Amérique latine. Heureusement, ses quartiers colorés et ses nombreux parcs ainsi que son bord de mer nous ont vite fait oublier cette première impression un peu triste.
Notre première tâche a été de trouver un distributeur multired (Banco de la Nación) pour retirer de l’argent liquide, ce qui nous a permis de payer une carte sim péruvienne dans une boutique Bitel officielle proche du parc Kennedy.
La ville de Lima est très étendue et abrite plus de 10 millions d’habitants, ce qui en fait la 5e plus grande ville d’Amérique du Sud. Selon la durée de votre itinéraire au Pérou, on ne vous recommande pas forcément d’y passer beaucoup de temps car les paysages les plus impressionnants du pays ne sont pas ceux de la capitale… Mais Lima reste une ville vivante et agréable à parcourir, qui recèle de nombreuses surprises.
Si vous restez plusieurs jours à Lima, une balade dans le centre historique est un incontournable de votre passage dans la capitale. La ville grise a un autre surnom, un peu plus sympa : la ville des rois (Ciudad de los Reyes). Elle a été la ville la plus importante des territoires sous domination espagnole au XVIIIe siècle. De nombreux bâtiments historiques datant de cette époque sont encore debout et très bien préservés, ce qui a permis de classer le quartier au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Voilà une liste non exhaustive des lieux à visiter dans le centre historique :
Comment résumer le quartier de Miraflores ? Des gratte-ciels, des espaces verts et l’océan à perte de vue. C’est un quartier moderne, très sympa et animé même le soir (notamment dans la Calle de las Pizzas), dans lequel on s’est senti vraiment safe.
A faire absolument à Miraflores :
Même si ces deux quartiers sont voisins, au contraire de Miraflores, Barranco est plutôt composé de villas colorées à l’architecture coloniale. C’est le quartier “bohème” de Lima : on s’y balade entre les bâtiments peints en allant de petites places animées en cafés bobos.
A faire absolument à Barranco :
Centre commerciaux : Las Ramblas et Larcomar
Café et restaurants :
> Privilégier les quartiers de Miraflores et Barranco, qui sont les plus agréables à vivre et parmi les plus sûrs.
> Pour une expérience plus authentique, on vous recommande de dormir dans des “casonas”, d’anciennes maisons coloniales (mais évidemment, le prix est en général assez élevé).
Pour les petits budgets, voilà nos recommandations :
Depuis Lima, nous avons pris un bus Cruz del Sur à la station Javier Prado jusqu’au terminal de Huaraz. On a opté pour un bus de nuit à 125 soles/personne pour gagner du temps et économiser une nuit, mais les bus de jour sont moins chers (90 soles/personne) et permettent de profiter des paysages ! Comptez environ 8h de route pour ce trajet.
On vient à Huaraz pour randonner dans les montagnes de la cordillère des Andes et admirer ses lacs et ses glaciers. Mais qui dit cordillère dit très haute altitude !
La ville de Huaraz en elle-même est située à plus de 3000 mètres. Les randonnées dans les environs vont de 3.000 à 5.000 mètres d’altitude pour les plus hautes. Il est donc très important de prendre le temps de s’adapter avant de se lancer dans un effort physique. Le mieux est de prendre au moins un jour de repos dans la ville pour s’adapter, puis de faire une ou deux randonnées d’acclimatation si votre objectif final est une randonnée “difficile”.
Plus on est haut, plus la pression atmosphérique est élevée et plus le manque d’oxygène se fait ressentir. A plus de 4.000m, on n’a plus que 60% de l’apport d’oxygène auquel notre corps est habitué. Cela peut provoquer, dés 2.000m d’altitude, de la fatigue, des essoufflements, des maux de tête et dans le cas d’un mal des montagnes aigu, des oedèmes qui peuvent avoir de graves conséquences sur votre santé.
A savoir : ce n’est pas parce que vous avez bien supporté l’altitude auparavant que ce sera le cas à chaque fois ! Le corps ne s’habitue pas à l’altitude, à moins que vous ne viviez en permanence très haut. Il suffit d’être redescendu quelques jours pour qu’il ait arrêté de produire plus de globules rouges (ces petites cellules sanguines qui transportent l’oxygène vers tous les organes) et relancer la machine peut prendre du temps.
Pour éviter le mal de l’altitude, les locaux consomment beaucoup de coca, une plante à boire sous forme de thé ou à mâcher (mais le goût des feuilles est très amer).
Ne pas manger trop gras, bien s’hydrater et s’habiller correctement contre le froid pour éviter à votre corps de s’épuiser vous permettront aussi de vous habituer plus facilement à l’altitude. Enfin, faire des pauses régulièrement pendant la montée vous permettra de souffler et de vous habituer petit à petit.
En tous les cas, en cas de migraine, la meilleure solution est de redescendre immédiatement jusqu’à ce que le mal de tête se calme.
Huaraz est une ville de taille moyenne, aux rues animées et aux traditions colorées, entourée de montagnes. Si c’est plutôt en sortant de la ville qu’on découvre le Pérou qu’on imaginait, le Pérou des sommets enneigés et des glaciers, c’est dans la ville qu’on découvre une culture unique, des plats traditionnels et le doux bruit des klaxons en folie.
Les incontournable de Huaraz :
Les environs de Huaraz regorgent d’endroits magnifiques : de nombreuses randonnées sont disponibles pour admirer les montagnes, voir des lagunes ou des glaciers et même tester l’alpinisme. On vous a fait une petite sélection des plus accessibles.
Les lagunes Churup, 69 et le glacier Pastoruri font tous partie du parc national Huascarán. Pour chaque entrée dans le parc, il faut acheter un billet qui coûte 30 soles. Mais il est aussi possible d’acheter un billet valable 3 jours pour 60 soles. Si vous souhaitez faire les trois, vous pouvez donc acheter ce billet et les faire sur 3 jours consécutifs.
Café et restaurants :
La ville n’étant pas très étendue, tous les logements sont situés à 15 minutes à pied maximum de la place des armes, d’où partent toutes les excursions. On a donc privilégié un endroit plus calme que l’hyper-centre.
On a l’option parfaite pour les petits budgets :
Depuis Huaraz : bus de nuit de Huaraz à Lima avec Civa Economy pour 55 sol/pers (départ 21h, arrivée 5h du matin), puis bus de Lima à Ica.
Les gens viennent dans cette zone du Pérou pour découvrir le désert et la célèbre oasis de Huacachina ainsi que la réserve de Paracas.
D’habitude, les gens dorment donc plutôt directement dans l’oasis ou à Paracas. On n’a pas voulu faire ça pour plusieurs raisons : Huacachina et Paracas sont des villes faites pour accueillir les touristes, ce qui signifie 1. que les prix seront deux fois plus élevé pour les logements comme pour les restaurants (ce qui s’est vérifié) et 2. que le harcèlement sur place pour réserver des excursions risquait d’être pesant. De plus, l’oasis et le désert environnant sont déjà surexploités par le tourisme et il y a donc une forte pollution, de l’eau et du sable, couplée à une très mauvaise gestion des déchets sur place. Enfin, Ica est située entre l’oasis et la ville de Paracas et c’est la grande ville par laquelle passent tous les bus jusqu’aux autres destinations. Ça nous permettait donc d’avoir un emplacement plus central.
La ville en elle-même ne mérite pas forcément qu’on s’y attarde, si ce n’est pour ses petits restaurants locaux. En revanche, la zone alentour propose plusieurs activités intéressantes.
La compagnie Perubus propose des bus directs à 9h30 et 15h30. Sinon, vous pouvez comme nous à l’aller prendre un bus en direction de la ville de Pisco et vous arrêter à Santa Cruz (pour 8 sol/pers). D’ici, des voitures partagées ou colectivos attendent pour emmener touristes et locaux jusqu’à Paracas (pour 6 sol/pers, selon le nombre de personnes dans le véhicule).
Les bus de la compagnie Perubus partent environ toutes les heures du terminal d’Ica.
Pour le retour, on a opté pour le seul bus direct qui faisait le trajet Paracas-Ica à 16h45 pour 20 sol/pers, réservé directement au guichet de Paracas.
Paracas est une petite ville très touristique, avec un marché artisanal et de nombreux restaurants identiques en bord de mer. On n’y a pas trouvé grand intérêt.
En revanche, deux activités principales sont faisables depuis Paracas :
Se rendre à Huacachina depuis Ica est extrêmement simple : il suffit de prendre un tuk-tuk pour 5 à 10 sol/personne, que vous trouverez facilement en marchant dans la rue. On voit les dunes depuis la ville d’Ica, l’oasis est vraiment toute proche !
On s’est un peu baladé dans les rues de Huacachina, mais à part son cadre entre les dunes de sable, le village n’a rien de spécial à offrir. Il est très petit par rapport au nombre de touristes, ne contient quasiment que des homestays et des agences d’excursion et les déchets y sont omniprésents.
On a donc décidé de faire le tour des agences pour comparer les prix proposés et réserver des excursions (n’hésitez pas à faire jouer la concurrence pour négocier !), puis de partir se balader dans les dunes avant notre activité réservée le jour même pour le coucher du soleil.
Pour une vue panoramique sur l’oasis, rien de tel que d’atteindre le sommet d’une des dunes qui l’entourent. Pour ça, il faudra payer un droit d’entrée de 3.70 sol/pers (avoir le montant exact en monnaie arrangera tout le monde). Gardez bien votre ticket si vous comptez y retourner plus tard pour le coucher du soleil, il est valable toute la journée.
Ne sous-estimez pas l’effort demandé pour monter au sommet d’une dune : entre la chaleur et le sable, l’entraînement rando à Huaraz n’a pas suffit à nous préparer à ça ! L’astuce du chef : monter en diagonale (tracer tout droit demande beaucoup plus d’effort). Pour la redescente, c’est beaucoup plus fun : il suffit de se laisser glisser ! Pensez bien à mettre des chaussures fermées pour ne pas vous brûler les pieds, à vous couvrir la tête et à prendre suffisamment d’eau, sans oublier un petit foulard pour le visage, pour éviter d’avaler du sable en cas de vent.
On a réservé un tour en buggy d’une heure et luge sur sable au coucher du soleil avec l’agence qui nous proposait le meilleur prix : 40sol/pers.
Après un départ de l’oasis vers 16h30, on suit notre guide à pied jusqu’à l’immense parking de buggy calé entre 2 dunes. On a attendu 30 minutes que d’autres touristes daignent monter dans notre véhicule. Fan de sensations fortes ? Réservez votre place à l’arrière du buggy et accrochez-vous bien ! Dès le démarrage, le buggy part à fond pour atteindre le sommet des dunes et redescend tout aussi vite, en produisant un bruit d’enfer. A chaque sommet, on a l’impression de basculer dans le vide !
On a fait 3 pauses pendant lesquelles notre guide a sorti les luges pour tester la glisse sur sable et vraiment, c’était génial. On s’assoit ou on s’allonge à plat ventre, la tête face à la pente et on fonce, c’est à celui qui va le plus loin ! Le guide garde la descente la plus sensationnelle pour la fin et vient nous chercher en bas en buggy. Une super expérience !
La dernière pause se fait au sommet d’une dune pour profiter des magnifiques couleurs du coucher de soleil et des reflets orangés sur les dunes. C’est ici qu’on se rend compte du monde présent : à chaque sommet de dunes, un ou deux buggys sont installés. Pour être plus tranquilles, sachez qu’il est aussi possible de réserver un tour un peu plus tôt dans l’après-midi.
A refaire, vu le bruit et la pollution produite par les buggys qui sont vraiment nombreux, on se serait probablement contenté de louer des planches pour descendre les dunes.
On a d’ailleurs appris qu’il était même possible de faire du ski sur les dunes de sable de Huacachina. Une expérience unique, même s’il faut y mettre un beau budget !
Ce canyon est un endroit plutôt peu visité par rapport aux autres attractions de la région. Il s’agit d’une merveille naturelle datant de 30 millions d’années, qui se trouve au beau milieu du désert, là où se tenait jadis l’océan. D’une assez grande profondeur mais d’une largeur réduite, il paraît vertigineux vu d’en haut. Sa couleur jaune et ses parois aux formes originales en font aussi un endroit unique qu’on voulait absolument visiter. Un trésor géologique à ne pas rater, situé à un peu plus de 2h de route d’Ica.
On est allé l’explorer en excursion réservée via notre hostel pour 80 sol/pers. On était une vingtaine de personnes au total, dans deux vans différents, avec deux guides. Un groupe réduit par rapport à la foule de Huacachina !
Le van est venu nous récupérer à 6h30 à l’hôtel et au bout de 30 minutes de trajet, on se retrouve sur une route qui n’en est pas vraiment une, au cœur du désert. On se demande comment le chauffeur fait pour se repérer !
Dés le 1er arrêt, on en prend plein les yeux avec une vue d’au-dessus du canyon dont la pierre est d’une couleur jaune pâle originale. Les parois du canyon forment des vagues en couches successives, et on peut voir quelques endroits où de l’eau a stagné, créant des piscines naturelles (toxiques, il ne faut pas s’amuser à s’y baigner !).
On suit ensuite nos guides pour descendre à l’intérieur du canyon. D’en bas, la texture granuleuse de la roche est encore plus marquante et les vautours qui planent au-dessus de nos têtes nous rappellent les vieux westerns. Ici, nos guides nous expliquent qu’il suit le “rio seco”, une rivière sèche qui prend vie tous les 4 ans lors des fortes pluies. C’est ce qui crée les petites lagunes d’eau stagnante dans le canyon. On a fait une courte marche puis un peu de grimpette pour découvrir ces trous d’eau.
Le canyon a été découvert très récemment, en 2011, lors d’une excursion composée de deux véhicules. Un seul a pu trouver le canyon tandis que l’autre s’est perdu dans le désert, d’où ce surnom original qui est rapidement devenu populaire.
Notre excursion au canyon a été complétée par une dégustation de pisco, un alcool péruvien. Un véritable expert nous a expliqué tout le processus de création de l’alcool mais aussi comment le déguster pour en dégager toutes les saveurs, avant de nous faire goûter 3 types de Pisco. Une excellente expérience !
Les lignes de Nazca sont assez loin au Sud d’Ica mais on a trouvé plusieurs agences qui proposaient des excursions à la journée pour découvrir cette improbable œuvre d’art centenaire. La découverte peut se faire du ciel, en petit avion, ou du sol mais la vision d’ensemble est beaucoup moins claire.
Si vous êtes un passionné, vous pouvez aussi faire une étape par Nazca et y dormir pour profiter pleinement de ces immenses géoglyphes gravés par la civilisation Nazca dans le sol pour représenter divers animaux.
Café et restaurants :
En bus depuis Ica : on a pris un bus de nuit SuperCiva qu’on a payé 150 sol/pers et qui devait nous amener à Cusco en 16h de trajet. On en aura finalement mis 21 !
En bus depuis Arequipa : comptez 10 à 12h de route depuis Arequipa. De nombreuses compagnies proposent ce trajet (Transzela, Civa, Oltursa…).
Il est aussi possible de prendre l’avion depuis Lima ou Arequipa.
La vieille ville de Cusco est divisée en 4 quartiers principaux : Santa Catalina (célèbre pour sa “chicha”, une boisson à base de maïs fermenté), San Blas, le quartier des artistes favoris des touristes, San Pedro et son immense marché et San Cristobal et ses rues pentues.
La ville regorge de ruelles authentiques et de bâtiments historiques. Réserver un freetour avec un guide local est pour nous la meilleure option pour en découvrir les recoins cachés !
Sinon, voici nos incontournables à Cusco :
Pour accéder aux sites de la vallée sacrée, il est obligatoire d’acheter un ticket spécial appelé “boleto turistico” partiel à 70 soles. Ce billet est valable 2 jours et inclut les ruines de Pisac, les ruines d’Ollantaytambo, le site archéologique de Chinchero et les terrasses agricoles de Moray. Il s’achète directement à l’entrée d’un de ces sites archéologiques.
Si vous souhaitez, en plus de ces différents sites de la vallée sacrée, visiter les ruines autour de Cusco comme Sacsayhuaman ou Puca Pucara ainsi que les nombreux musées de la ville, vous pouvez opter pour le boleto turistico intégral. Il coûte 130 soles et est valable 10 jours.
Pour nous, c’était important de faire au moins une visite guidée pour apprendre les bases du fonctionnement de la civilisation inca et la manière dont ont été pensés et construits les différents sites archéologiques. Ça nous permettait aussi d’avoir quelqu’un pour répondre à nos questions sur la culture péruvienne et son évolution depuis l’époque pré-colombienne. Pour cette raison, on a fait appel à David, un guide francophone qui nous a été recommandé à de nombreuses reprises et qui nous a fait passer une journée incroyable à la découverte des mystères incas et du peuple quechua. On ne peut que vous recommander cette expérience et on vous donne ici le contact de David : +51 984 399 613.
David propose un tarif dégressif en fonction du nombre de personnes participant à la visite (4 à 10 maximum). On était 6 et on a payé 120sol/personne, transport en van et visite en français inclus, hors repas. Il faut ajouter à cela le coût du boleto turistico partiel, l’entrée aux salines de Maras et de quoi manger au restaurant pour le déjeuner.
Cependant, il est tout à fait possible de faire la visite en autonomie si vous ne voulez pas prendre de guide. Pour ça, rien de plus pratique que de louer un scooter pour 2 ou 3 jours.
On a commencé par le village de Chinchero avec sa place de marché et ses petites ruelles. On a fait un tour sur le petit site archéologique où David nous a expliqué quels étaient les différents types de construction inca et la manière dont ils taillaient les pierres, pour pouvoir identifier si les ruines étaient plutôt des habitations modestes, des palais ou des temples. Puis on a visité ici un atelier textile de confection de vêtements en laine d’alpaga. Une dame en habit traditionnel quechua nous a expliqué tout le processus de traitement de la laine : comment la laver puis la colorer en utilisant uniquement des produits organiques. On a ensuite pû assister au tissage à l’aide d’outils traditionnels.
La 2e étape de la journée a été la visite d’un véritable laboratoire agricole inca. En effet, pour pouvoir s’installer dans les montagnes et perdurer, les incas devaient permettre l’agriculture en altitude et produire suffisamment de denrées pour nourrir le peuple.
Ils ont donc inventé un concept unique, qu’on a découvert sur les terrasses agricoles circulaires du site de Moray : chaque étage disposant de conditions climatiques légèrement différentes, les incas plantaient d’abord leurs graines dans les étages inférieurs où la température est plus clémente et le vent faible. Une fois les cultures habituées, ils prenaient les pieds les plus résistants pour les planter à l’étage supérieur, et ainsi de suite jusqu’à ce que les plants soient habitués aux conditions plus extrêmes du sommet des montagnes.
Après une pause restaurant, on s’est ensuite rendus aux salines de Maras. ce site impressionnant est composé de plus de 4.000 bassins de sel blancs datant de l’époque inca, toujours en activité. Le spectacle est magnifique, avec les bassins de différentes nuances de couleurs, de l’ocre au blanc pur.
Chaque bassin est rempli d’eau venant d’une source proche grâce au système de distribution d’origine, des petits canaux creusés dans la roche. Au bout d’une semaine d’évaporation naturelle, le sel peut être récolté. Les différentes couches forment des qualités de sel variables. La couleur des bassins est un indice du temps d’évaporation et de la qualité du sel. Les bassins sont divisés entre plusieurs familles qui récoltent les revenus de ce sel vendu principalement aux touristes qui viennent sur place.
Dernière visite de la journée au soleil couchant : le parc archéologique d’Ollantaytambo. Ce site a la particularité d’être le dernier à avoir été construit par les incas, qui ont dû interrompre son édification à cause de l’arrivée des colons espagnols. Ses terrasses sont hautes et la vue depuis leur sommet est imprenable. Grâce à ce site, on a mieux compris la dualité de la culture inca et espagnol au Pérou. Si les incas ont commencé par accueillir comme des dieux les espagnols venus de l’autre bout du monde, certains d’entre eux (ceux dont la famille n’a pas été rapidement liée par le mariage aux colons) ont compris que rien de bon pour eux ne pourrait ressortir de cette alliance qui s’apparentait plus à de l’exploitation.
C’est alors que la guerre (et la quasi éradication de la population inca) a démarré. Ollantaytambo est un des derniers bastions de la résistance inca. C’est sur les fondations de cet ultime temple du soleil qu’ils se sont retranchés, faisant de ces ruines une forteresse, jusqu’à la victoire des espagnols qui étaient mieux équipés et mieux armés.
Pourtant, ce temple du soleil était un chef d’œuvre d’architecture, orienté de manière à permettre aux incas de prévoir les prochaines pluies grâce au positionnement du soleil par rapport à la montagne.
C’est après cette ultime découverte que nous sommes rentrés à Cusco, lessivés mais heureux !
Le lendemain, comme notre boleto turistico incluait aussi le site de Pisaq, nous avons décidé d’aller le visiter en autonomie. Pour s’y rendre, on a pris un colectivo depuis Cusco pour 5 sol/pers (l’arrêt étant facilement trouvable sur Google maps). On est arrivés au village de Pisaq en 1h environ, puis on a pris un taxi pendant 20min jusqu’au site de Pisaq pour 30 soles à 2.
Ce site est très étendu par rapport aux autres ! En tour organisé, la plupart des groupes s’arrêtent aux terrasses en demi-cercle et au village qui les surplombent. Mais visiter par soi-même permet d’aller jusqu’au mirador et de redescendre jusqu’au village de Pisaq à pied en longeant la crête, ce qui fait passer par de nombreuses autres ruines non visibles depuis le sommet (le tout dans un cadre magnifique entouré de montagnes). On est par exemple passés par “Hospitalniyoc”, des ruines accrochées à flanc de falaise dans lesquelles il ne faut pas avoir le vertige et par d’immenses étages de terrasses agricoles avec vue sur le village en contrebas.
Le village en lui-même est très joli, coloré et rempli de fresques. On est tombé un jour de mariage où la fête battait son plein, l’ambiance était incroyable !
Il y a en réalité plusieurs endroits où on peut observer ce phénomène de montagne arc-en-ciel dans la région de Cusco. Le site le plus connu est celui de Vinicunca, avec une montagne multicolore et la “vallée rouge” à explorer (site limité à 2000 personnes/jour, 25 soles de frais d’entrée). Mais il en existe 2 autres, bien moins touristiques mais aussi plus éloignés : Palcoyo, où on est allé et un dernier encore plus éloigné, Pullay Punchu (près du village de Layo).
Pour se rendre à Palcoyo, on a fait appel à un taxi privé et on a rassemblé le plus de personnes possible pour partager les frais (380 soles pour l’aller-retour jusqu’à Palcoyo). On est donc partis avec Gonzalo (voilà son contact : +51 915 128 604) et on était une équipe de 5 aventuriers, parés à découvrir un des plus beaux endroits qu’on ait visité pendant ce voyage au Pérou !
Après un trajet de 4h au cœur de paysages magnifiques et une courte pause petit-déjeuner, on n’est pas fâchés de descendre de voiture.
L’entrée nous a coûté 6 soles/pers et on est arrivé directement dans un autre monde : les montagnes tout autour, des alpagas partout et forêt de pierres sur les sommets. Les couleurs des montagnes sont impressionnantes, du jaune au vert pâle en passant par un rouge très foncé. jusqu’à ce qu’on tombe sur les fameuses montagnes arc-en-ciel, littéralement composées de rayures multicolores ! Gonzalo nous explique que c’est dû aux différentes couches de minéraux dont est composée la roche, qui se sont accumulées depuis des millénaires. Un spectacle vraiment unique, qui ne s’est découvert qu’avec le réchauffement climatique, car tout cela était auparavant sous la neige.
A Palcoyo, contrairement à Vinicunca, il n’y a pas une unique montagne arc-en-ciel à observer. Il y en a des dizaines, disséminées dans le paysage, certaines sur lesquelles on peut même marcher.
Pour avoir une vue d’ensemble, on est monté au sommet d’une colline jusqu’à la « forêt de pierre« , qu’on voyait d’en bas lors de notre arrivée. D’immenses pierres aux bords déchiquetées se tendent vers le ciel et forment un petit labyrinthe. De l’autre côté de cette impressionnante forêt de pierres, la montagne est rouge, on se croirait sur Mars. D’ici, on redescend jusqu’au parking, après avoir déambulé 4h dans ces paysages incroyables.
C’était une grosse journée, avec 8h de route et 4h de randonnée en altitude, mais ça valait mille fois le coup.
> Pour faire des économies : organiser soi-même sa visite en achetant séparément les transports, les billets et le logement coûte beaucoup moins cher qu’en passant par une agence.
> Ensuite, cela permet de gérer soi-même combien de temps on souhaite passer sur place et d’éviter les groupes trop nombreux.
On a choisi d’y passer une seule journée mais certaines de nos connaissances n’avaient pas acheté leurs billets à l’avance et sont restés 3 jours au Machu Picchu Pueblo (Aguas Calientes) le temps d’en obtenir.
Le circuit n°2, qui permet à la fois de profiter de la vue panoramique sur le site (célèbre spot instagram) et de parcourir une partie de la citadelle, est le plus apprécié des touristes. C’est donc celui qui se vend le plus. Il évite d’avoir à acheter 2 billets pour parcourir les terrasses et profiter de la vue tout en visitant quand même l’intérieur des murs.
On a décidé de passer seulement une journée sur place, d’abord car les logements nous paraissaient excessivement chers à Aguas Calientes, ensuite parce qu’il fallait payer un supplément bagage hors de prix pour amener nos gros backpacks dans le train.
Ce fût une très grosse journée car on ne savait pas combien de temps prévoir entre notre arrivée et notre première visite, ni combien de temps on voudrait passer sur place : on a donc réservé le 1er train pour l’aller et le dernier train pour le retour. En réalité, on aurait pu prendre le train 1 à 2h plus tard et rentrer à Cusco 3h plus tôt. Mais au moins, on a profité à fond de cette journée !
On s’est donc levé à 3h du matin pour arriver à 4h à la billetterie IncaRail. Après s’être enregistrés et avoir pris un petit café, on monte dans un bus qui nous amène à Ollantaytambo, puis dans le train jusqu’à Aguas Calientes où on arrive vers 8h.
On a attendu 2h avant de pouvoir faire la queue pour la navette correspondant à notre horaire d’entrée sur le site (on avait réservé le créneau de 11h pour le circuit n°1). Ce circuit mène directement à la vue panoramique : après quelques marches, on voit enfin de nos propres yeux la magnifique citadelle du Machu Picchu dans toute sa splendeur, surmontée par cette immense montagne, sous un soleil éclatant !
Histoire d’en profiter à fond, on décide d’emprunter le sentier jusqu’à la Puerta del Sol (gratuit depuis le circuit n°1). On y a mangé nos sandwichs avec vue sur le site après une heure de montée en pente douce. Un déjeuner privilégié !
Normalement, avec 2 tickets pour des circuits différents, il faut sortir puis refaire la queue pour entrer. Mais on s’est rendu directement à la citadelle et les agents nous ont laissé passez en voyant nos tickets pour le circuit n°3. La visite est incroyable, on a vraiment l’impression de se balader dans un autre siècle. Les vestiges sont très bien conservés, grâce à une restauration méticuleuse.
Après une heure d’exploration, plutôt que de reprendre la navette pour le retour au village, on a décidé de descendre à pied. Notre train de retour étant à 20h, on a aussi largement eu le temps de se balader à Aguas Calientes et de manger des crêpes avant un retour à Cusco vers minuit.
Nous nous sommes concentrés sur les sites historiques de la vallée sacrée, mais la région de Cusco dispose aussi de beaux atouts naturels ! C’est notamment le cas de la laguna Humantay (étape incluse dans le trek du Salkantay) ou encore des 7 lagunes Ausangate, une randonnée faisable à la journée depuis Cusco (niveau moyen/difficile).
Où manger à Cusco :
Le centre-ville historique étant plutôt cher et très animé, on a opté pour une option plus calme et budget-friendly à 5 minutes à pied du centre.
Depuis Cusco : bus de nuit de Cusco à Arequipa avec ExcluCiva (plus de confort que Civa Economy) pour 100 soles/pers. Le trajet dure environ 10h.
Le plus logique est cependant de venir depuis Ica ou Lima. Depuis la capitale, le trajet coûte entre 170 et 200 soles selon la compagnie (18h de route)
Arequipa est la 3e ville du Pérou après Lima et Cusco. On a beaucoup aimé s’y balader malgré la pollution qui est assez forte (quand on s’en éloigne, on peut voir le voile de pollution au-dessus de la ville). On l’appelle la “ciudad blanca”, ce qui signifie la “ville blanche” : en effet, la plupart des bâtiments coloniaux y sont peints en blancs.
La place des armes, immense, est entourée de bâtiments uniques comme l’impressionnante cathédrale Notre Dame d’Arequipa (entrée à 10 soles/pers, uniquement de 7h à 11h30 et de 17h à 19h) ou le temple plutôt original de la Compañia (entrée gratuite). Mais en s’éloignant un peu et en parcourant les jolies rues d’Arequipa, on peut tomber sur des endroits très sympas comme la place San Francisco et l’inévitable marché coloré de San Camilo, ou encore des petites galeries d’art comme le centre culturel UNSA.
Pour une jolie vue sur la ville et les volcans qui l’entourent, rendez-vous au mirador de Yanahuara. Pour les amoureux de cuisine, on nous a beaucoup recommandé le cours de cuisine de Chira Fusion (20€/personne).
On vous a dit que beaucoup de bâtiments étaient peints en blanc, mais celui-ci fait exception à la règle et vaut vraiment le détour ! Le couvent de Santa Catalina, ou Monastère Santa Catalina, est un endroit unique à l’architecture originale et aux couleurs vives. Toute une partie est peinte en rouge tandis que l’autre côté est peint en bleu, avec un couloir blanc au milieu.
L’entrée coûte 45 soles et les horaires varient selon les jours : on vous recommande de faire comme nous et d’y aller un mardi au moment du coucher du soleil car le monastère reste ouvert la nuit ce jour-là. On a donc pu profiter d’une visite de jour, d’un coucher de soleil magnifique en haut du couvent, puis d’un petit tour de nuit ou l’ambiance devient mystique. Le lieu est vraiment immense et pouvait accueillir jusqu’à 500 religieuses à son apogée. Prévoyez au minimum 2h de visite pour en faire tout le tour !
La région autour d’Arequipa regorge de beaux paysages et d’activités uniques. Le lieu le plus connu est sans aucun doute le canyon de Colca, mais on a aussi pu découvrir d’autres endroits moins touristiques. Pour ça, on est passé par une agence touristique de la place des armes. En réservant tous les tours au même endroit, on a pu négocier un peu les prix.
Cependant, on ne vous recommandera pas forcément cette agence car en comparant avec d’autres voyageurs, on a eu l’impression de s’être fait bien embobiner… Tant sur les prix trop élevés d’ailleurs que sur les prestations qui n’étaient pas au rendez-vous (on n’a parfois eu des guides qui parlaient uniquement espagnol au lieu de l’anglais qu’on nous avait promis, on ne s’est jamais fait déposer chez nous à la fin des tours comme ça avait été convenu, il y a eu du retard et beaucoup d’arrêts non prévus…).
Cette excursion d’une demi-journée au départ d’Arequipa a été mitigée pour nous. La réserve de Salinas est magnifique et les paysages qu’on a traversé en voiture étaient grandioses. de vastes étendues de terre parsemées de bosquets d’herbes sèches et surplombées par des volcans et montagnes majestueux, ainsi que des centaines d’alpagas et de lamas se baladant tranquillement au milieu de cette immensité.
Mais on s’attendait ensuite à voir des salines, ou au moins une étendue blanche recouverte d’une fine pellicule d’eau. Au lieu de quoi notre chauffeur-guide nous a déposé au bord d’un grand lac et nous a dit de le rejoindre un peu plus loin. Ca a été une balade très courte et peu impressionnante comparée à toutes nos autres découvertes péruviennes ! Heureusement, on était avec un groupe de touristes bien sympathique avec qui on a pû faire connaissance pendant la balade.
En tout cas, on a au moins pû découvrir dans la réserve l’animal emblématique du Pérou : la vigogne ! Une espèce de croisement élégant entre une biche et un lama, menacée d’extinction.
Bref, peut-être qu’on est juste devenus très exigeants à force de voir de belles choses… Mais payer 80 soles pour une demi-journée sans l’effet wow habituel, avec un guide ne parlant pas un mot d’anglais, nous a paru un peu excessif !
Pour 35 soles par personne (négociable, en achetant plusieurs tours avec la même agence on nous l’a quasiment offert), vous pouvez réaliser une excursion jusqu’à la Ruta del Sillar et le canyon de Culebrillas, qu’on ne vous recommandera pas forcément : pour nous, ce sont loin d’être des indispensables par rapport aux autres lieux que nous avons pu découvrir au Pérou.
Si vous en avez envie, vous pouvez d’ailleurs vous rendre facilement à la Ruta del Sillar en autonomie, en prenant un colectivo depuis Arequipa.
La Ruta del Sillar était notre 2e arrêt, après un stop rapide et non prévu au mirador d’Arequipa. On a payé l’entrée 5 soles par personne pour découvrir cette carrière de pierre blanche dans laquelle ont été sculptées des dizaines de statues. Les “sillar” sont les blocs de pierre carrés réalisés avec cette roche volcanique blanche qui sert dans la construction, notamment dans la ville d’Arequipa.
Malheureusement, cette carrière est plutôt un lieu dédié aux photos instagram qu’une galerie d’art à ciel ouvert. Des zones entières de la carrière sont à accès payant pour pouvoir se prendre en photo devant des animaux géants sculptés dans la roche. Heureusement, quelques zones restent gratuites, comme la grande porte sculptée dans la falaise, inspirée du site de Petra en Jordanie. La vue sur les volcans y est aussi impressionnante.
Bien plus modeste et désertique que le canyon de Colca, ce canyon s’apparente plus au canyon de Los Perdidos que nous avions visité depuis Ica. Après la Ruta del Sillar, on embarque pour une bonne demi-heure de route jusqu’à ce petit canyon. On se retrouve à la queuleuleu dans des gorges aux bord resserrés avec des allures de parc national américain, en moins impressionnant… Il faut avouer que le fait de devoir faire une pause toutes les 5 minutes pour attendre que le groupe qui nous précède ait suffisamment avancé gâche un peu l’ambiance.
On a quand même eu la chance de voir quelques pétroglyphes (dessin d’une autre époque gravés dans la roche), même si on a pas mal manqué d’explications à leur sujet. La visite est assez courte et après 20 minutes, on sort du canyon pour se retrouver face à un immense champ de cairns, ces monticules de pierres en équilibre. La croyance populaire dit que ramasser quelques pierres dans le canyon et réussir à les faire tenir en équilibre permet d’exaucer un vœu.
Le canyon du Colca est un des plus profonds de la planète et offre des vues à couper le souffle. Il abrite aussi de grandes colonies de condors des Andes, 2e animal volant le plus grand du monde après l’albatros. L’accès au canyon coûte 70 soles/pers, valable une semaine : le ticket peut être acheté à Cabanaconde si vous décidez de le visiter en autonomie.
Plusieurs options s’offrent à vous pour explorer le canyon, selon vos envies et votre niveau sportif :
On a réservé deux jours avant le départ dans la même agence que pour les autres excursions. On a payé 170 soles/personne pour ce tour à la journée depuis Arequipa incluant le petit-déjeuner, les visites guidées et le trajet jusqu’à Puno (facultatif). Ne sont pas inclus le repas du midi (45 soles/personne pour un repas en mode buffet, ou vous pouvez amener votre gamelle), l’entrée au canyon (70 soles/personne) et l’entrée aux sources thermales (15 soles/personne).
Une navette est venue nous chercher à notre hostel à 3h30 du matin (oui, c’est tôt). On embarque de suite avec une vingtaine de personnes pour plusieurs heures de route pendant lesquelles on a pris pas mal d’altitude : prévoyez des affaires chaudes (doudoune, gants, bonnets) car à cette heure-ci dans la montagne, il fait très froid ! Notre super guide Nelson, très sympa, nous met en garde contre le mal de l’altitude et nous dit d’éviter les aliments gras pendant la montée.
On fait un 1er arrêt vers 7h dans un hôtel-restaurant où on est parqués dans le hall avec une bonne cinquantaine de touristes pour prendre le petit-déjeuner. Des petites dames s’échinent à nous convaincre de danser avec elles pour amuser la foule et Vincent finit par se dévouer. Sa performance est une vraie réussite !
Une fois le ventre plein, on repart en direction du village de Maca, un arrêt qui manquait cruellement d’intérêt : on y trouve bien une église, mais sinon son seul attrait est son marché de rue où on nous pousse à acheter des souvenirs et à prendre des photos avec des lamas déguisés. Autant vous dire qu’on s’en serait bien passé !
Le 3e arrêt, enfin, nous dépose au sommet du grandiose canyon de Colca, avec une vue splendide sur ses montagnes aux flancs abruptes et sa profondeur impressionnante. Nelson nous explique tout sur la création du canyon et la flore locale. Ceux qui le veulent peuvent alors faire une courte balade guidée au sommet du canyon. On se lance avec plaisir, et c’est pendant cette promenade qu’on aperçoit nos premiers condors des Andes, majestueux ! On marche jusqu’au point d’observation officiel très fréquenté, où on a quelques minutes avant de remonter dans la navette.
Le 4e arrêt se fait en bord de route, où nous attend un panorama magnifique sur la vallée de Colca et ses nombreuses terrasses agricoles. On en profite pour goûter le Colca Sour, un dérivé de Pisco Sour à base de fruit de cactus : pas mauvais du tout, ça nous fait penser au kiwi !
Enfin, le dernier arrêt dans la vallée de Colca se fait au niveau des sources thermales. Mais on n’avait que très peu envie de patauger à 20 dans une petite piscine d’eau chaude, on a donc décidé de plutôt partir explorer les environs à pied, où on a trouvé de très beaux points de vue. Il est aussi possible de louer des kayaks ici et de descendre la rivière.
Après une heure de pause pour le déjeuner dans un nouvel hôtel-restaurant, on a changé de bus pour en prendre un qui rentrait en direction de Puno. Là encore, on a eu plusieurs arrêts sur la route, pour observer des volcans actifs et les condors. Mais on doit vous avouer qu’on a dormi pendant la majorité du trajet, les 4h de sommeil n’ayant pas été suffisantes pour tenir jusqu’au soir !
On s’est réveillé une dernière fois pour profiter du Mirador Lagunillas, avec vue sur la lagune bleue qui sépare la région d’Arequipa et celle de Puno. On est arrivés vers 19h à Puno après cette journée éprouvante où on a malheureusement eu l’impression de faire beaucoup de route et de ne pas beaucoup profiter du canyon… Le faire sur 2 jours et en autonomie aurait probablement été plus sympa.
Notre restaurant coup de coeur à Arequipa :
On a enfin pu découvrir à Arequipa les fameuses « casonas« , logements traditionnels péruviens, pour un prix abordable.
La ville porte d’entrée du lac Titicaca est Puno.
Se rendre à Puno depuis Arequipa : 30 soles/personne avec Transzela (environ 6h de trajet)
Il est possible aussi de venir depuis Cusco (à partir de 40 soles/personne, environ 7h de route).
La ville de Puno n’a rien d’exceptionnel ; on y a passé une seule nuit car on est arrivé tard la veille. Il est possible d’y rester pour faire des tours à la journée vers les îles Uros, mais on vous recommande vraiment de plutôt faire un séjour chez l’habitant sur une des îles du lac ou autour pour vous imprégner de cette ambiance unique et découvrir la culture locale qui est particulière.
❤ Pour un tourisme plus durable
Si vous le pouvez, contactez directement le chef de la famille chez qui vous voulez séjourner plutôt que de passer par des agences. En passant directement par les locaux, vous vous assurez que tous les revenus leur reviennent, pour qu’ils puissent développer leur propre activité sans être dépendants des agences qui les rémunèrent beaucoup moins !
On a rassemblé toutes les possibilités de séjours chez l’habitant dont on avait entendu parler, avec les coordonnées de chaque famille. Sachez néanmoins que toutes les activités sont à peu près similaires chez toutes les familles vivant sur les îles, avec plus ou moins de visites incluses. Elles sont un peu différentes chez les familles qui vivent au bord du lac, plus centrées sur la vie dans une ferme.
Ce qui a fait la différence pour nous, ce sont les rencontres, les recommandations et la localisation. On a opté pour l’île d’Amantani car c’est une des plus grandes et des moins touristiques et on voulait vraiment faire une coupure tranquille après ce périple intense au Pérou.
David & Flavia | Lieu : île d’Amantani
Contact : +51 950 019 270
Hugo (frère de David) & Mariluz | Lieu : île d’Amantani
Contact : +51 936 422 067
Mariela & Gilber | Lieu : îles d’Uros
Contact : +51 945 932 855
Ruben & Vilma | Lieu : Llachon
Contact : +51 986 125 235
Luis & Antonia | Lieu : Llachon
Contact : +51 951 613 779
Venancio | Lieu : Paramis
Contact : +51 983 374 722
Disclaimer : il était important pour nous de vous raconter de manière complètement honnête cette expérience, qui comporte pour nous des hauts et des bas. Mais les avis peuvent complètement varier d’une personne à l’autre et ceci ne reflète que notre opinion sur notre propre expérience.
Après un trajet en taxi géré par David, on embarque sur le bateau d’une agence avec d’autres touristes et un guide hispanophone. Celui-ci nous annonce que nous allons visiter une île d’Uros avant d’être déposés à Amantani.
Les îles d’Uros sont sans doute les plus originales et donc les plus connues du lac Titicaca : en effet, ces îles flottantes sont conçues par les habitants eux-mêmes grâce à une plante locale, la totora. Des couches successives de cette plante (un genre de roseau), séchées et bien tassées, forment le sol de ces petits îlots d’environ 100m² abritant jusqu’à 5 familles. Les maisons et les bateaux sont aussi construits en totora, ce qui en fait des lieux vraiment atypiques !
Si la vie ici semble très simple, entre pêche et troc avec les autres îles d’Uros, au bout de quelques minutes on avait du mal à se départir de la sensation de faire partie d’une mise en scène géante. Après une brève présentation en langue locale faite par le “chef” de l’île et traduite en espagnol par notre guide, on se fait attraper par la main par des jeunes filles et mener jusqu’aux petites cabanes des locaux ouvertes à la visite. Notre guide nous encourage à y prendre des photos.
Ces maisonnettes ne comportent en réalité qu’une pièce à vivre et on a l’impression d’entrer de force dans l’intimité des personnes… On ressort donc rapidement et les habitants ont juste eu le temps d’étaler la totalité de leur travail d’artisanat au sol en insistant beaucoup pour qu’on achète, arguant qu’il s’agit de leur seule source de revenu. On craque donc, mais avec la désagréable impression de s’être fait piéger.
Quelques minutes plus tard, on nous propose une balade en “taxi romantique”, les bateaux traditionnels des îles Uros. Ils portent apparemment ce nom car ils permettent aux jeunes de se retrouver pour leurs rendez-vous galants. Le tour coûte 15 soles supplémentaires et on embarque. On est une douzaine par bateau, avec deux petites filles de l’île qui décident d’embarquer avec nous. Le jeune qui manie la perche pour faire avancer l’embarcation nous donne quelques explications supplémentaires sur la récolte et l’utilisation de la totora et nous fait même goûter les racines, qui sont comestibles. On observe également quelques bassins d’élevage de truites, leur principale source de nourriture.
Le tour est très court et les deux petites filles achèvent le spectacle en chantant une courte chanson dans plusieurs langues… avant de nous tendre leur chapeau pour que nous leur donnions de l’argent. Là encore, on se sent piégés. Donner de l’argent à des enfants est le meilleur moyen de leur montrer qu’ils n’ont pas besoin d’aller à l’école pour faire vivre leur famille et on n’aime pas faire ça, mais on sent bien que ce sera très mal vu si on est les seuls à ne pas donner.
Bref, on repart finalement d’ici avec le sentiment d’avoir découvert quelque chose d’unique mais que le tourisme à la chaîne rend complètement superficiel. En 30 minutes sur place, nous n’aurons eu quasiment aucun échange avec les locaux à part lorsqu’il s’agissait de vendre quelque chose.
David n’étant pas disponible, c’est Flavia qui vient nous chercher sur le quai d’Amantani lorsqu’on débarque en fin de matinée après la visite des îles Uros.
On a décidé de faire un séjour de 3 jours avec David, Flavia et leurs enfants : Dolly, qui a une vingtaine d’années et Boris, qu’on a très peu vu car il était absent la plupart du temps. Malheureusement, David est très peu disponible les weekends car il se rend à Puno le samedi pour acheter de quoi varier leur alimentation et est en réunion de gestion de sa communauté le dimanche. Or c’est lui qui organise les séjours et accueille habituellement les invités. C’est aussi lui qui maîtrise le mieux l’anglais. Les échanges étaient donc vraiment timides au départ avec Flavia et sa fille. Mais en insistant, on a fini par discuter en espagnol et en apprendre plus sur elles et leurs coutumes.
Il y a 4 chambres disponibles dans la maison de David, qui peuvent accueillir un total de 10 personnes. Pour notre part, on était seuls la première nuit puis quatre la deuxième mais c’était très calme, ce qui nous a permis de créer un vrai lien avec eux ! Mais une semaine plus tard, la maison était apparemment complète.
Après une marche du port jusqu’à la maison qui est assez en hauteur, on est accueillis par Dolly (qui a une vingtaine d’années) avec un bon repas traditionnel : thé de muña, soupe de quinoa et pommes de terre.
La vue depuis la maison est très paisible : les champs, quelques maisons et le lac à perte de vue, avec ses îles. Ici la vie est calme : pas de réseau de ce côté de l’île d’Amantani et pas de voiture. Les habitants vivent de l’agriculture et de l’élevage, certains améliorent leur quotidien grâce au tourisme.
Beaucoup n’ont jamais quitté cette île, comme la maman de Flavia. Flavia elle-même n’est jamais allée très loin, quelquefois à Puno avec son mari pour faire des courses. Elle nous a d’ailleurs confié qu’elle rêvait de visiter le Machu Picchu. Le reste du monde ne l’intéresse pas, elle nous dit qu’elle est trop attachée à ses moutons pour les quitter ! Quant à Dolly, elle voudrait reprendre ses études à l’université pour apprendre le français, afin d’aider ses parents à accueillir les touristes majoritairement francophones qui viennent ici. Cela sera sûrement possible grâce aux revenus qu’ils génèrent maintenant avec le tourisme. On est heureux de pouvoir participer à ça et à l’agrandissement de la maison qui est en cours.
Après notre installation, on se lance dans un atelier de tissage de bracelets. Flavia et sa fille nous montrent la technique. On se retrouve assis par terre avec un fil accroché au gros doigt de pied, en train de s’emmêler les pinceaux avec nos trois fils de couleur. Heureusement, nos hôtes sont réellement expertes et nous permettent de réussir à obtenir un résultat potable à la fin. Ce bracelet hyper résistant, je le porte encore un an plus tard, indemne à mon poignet sans l’avoir jamais ôté !
On a passé l’après-midi à se balader dans les environs, se reposer et proposer de l’aide pour éplucher les patates du dîner – aide refusée sans ménagement. On a donc fait des parties de triomino et de Uno en attendant que tout soit prêt, puisqu’on était les deux seuls invités de la maison, un fait assez rare chez David en haute saison !
Le lendemain, après une nuit bien au chaud sous 3 couvertures et un réveil avec vue depuis notre chambre, David se rend disponible pour nous avant sa réunion du dimanche. Il nous en apprend plus sur le fonctionnement de l’agriculture sur l’île, le partage des parcelles et les types de culture qui changent avec le temps. Il nous montre aussi comment moudre le quinoa pour en faire de la farine, une tâche qui doit absolument être maîtrisée par tout habitant de l’île d’Amantani !
En tant que chefs actuels de la communauté (ce rôle tourne), David et Flavia doivent être vêtus d’habits spéciaux pour leurs réunions. Selon la tradition, c’est David qui a réalisé la chemise brodée de Flavia et c’est Flavia qui a fait l’écharpe et le sac coloré de David.
Après leur départ, pour nous c’est l’heure de la douche ! David a essayé d’en installer une pour les touristes qui viennent chez lui mais malheureusement, impossible d’avoir assez d’eau pour ça en saison sèche. Ils ont donc rempli 2 bouteilles d’eau qu’ils ont mis au soleil pour qu’on ait de l’eau chaude pour se laver, ce qui était largement suffisant.
Après avoir nourri les moutons, on part en balade. On monte jusqu’au point de vue du christ blanc puis on redescend jusqu’au village, de l’autre côté de l’île. Ici, c’est plus animé, il y a des cafés et même du réseau ! On assiste à la remise de médailles d’un trail organisé sur Amantani puis on rentre manger avec la fille de David et Flavia, qui gère tout en leur absence (et fait les meilleurs pancakes au quinoa du monde).
Dans l’après-midi, 2 françaises nous ont rejoint pour passer 2 nuits ici aussi. Dolly nous propose de nous emmener visiter les temples de Pachamama et Pachapapa. Le chemin pour s’y rendre grimpe fort, et Dolly ne nous accompagne pas jusqu’en haut de chaque temple, qui sont des sites en pierre construites sur deux collines opposées. Mais elle nous recommande d’emporter avec nous des feuilles de coca et de faire des vœux en les déposant devant les temples. La vue depuis les temples est tout simplement époustouflante : depuis cette hauteur, on ne voit que le bleu intense du lac à perte de vue parsemés d’îles comme Taquile, la plus proche.
Le 3e jour, on se réveille aux aurores et David et Flavia nous aident à enfiler les costumes traditionnels pour faire une session photo rapide. On rejoint ensuite le quai pour remonter dans le bateau d’une agence, direction l’île Taquile avec un nouveau groupe de touristes.
Après une balade pour monter du quai jusqu’au village, on assiste à un spectacle de musique et de danse traditionnelle. Les touristes sont invités à participer et ceux qui le souhaitent les rejoignent sur la piste pendant un long moment qui ne nous met pas très à l’aise.
On nous encourage ensuite à visiter un petit “musée” qui est en fait un magasin de vente de vêtements tissés à la main. Puis on est embarqués dans un restaurant où on déguste une délicieuse truite du lac. Pendant le repas se déroulent des petites mises en scène de locaux qui nous présentent diverses choses comme la réalisation d’un shampooing maison à base de plantes, ou nous montrent quels sont les différents chapeaux de cette île et leur signification (ils renseignent sur le statut marital de la personne).
Après l’authenticité de l’île d’Amantani, on se sent comme spectateurs piégés dans une pièce de théâtre sur l’île de Taquile où tout est minuté et tourne autour des touristes. D’ailleurs, tous les locaux qu’on croise dans le centre du village sont en habits traditionnels et on se demande s’il s’agit d’une mise en scène géante ou s’ils portent vraiment ces vêtements au quotidien.
On rentre finalement à Puno dans l’après-midi, où on a passé une nuit de plus avant de prendre un bus le lendemain en direction de la Bolivie !
C’était une expérience réellement dépaysante et on a trouvé qu’il y avait de véritables avantages à dormir chez l’habitant :
1 – Découvrir une culture vraiment unique, un mode de vie à part. On en a appris énormément sur la vie quotidienne des familles du lac Titicaca, qui doivent s’adapter à la vie sur des îles presque coupées de tout (même si elles sont maintenant de plus en plus reliées au reste du monde). Mais aussi sur leurs croyances, leurs habitudes, leur manière de penser, qui est très différente de celles dont on a l’habitude (même dans le reste du Pérou).
2 – Vivre le vrai quotidien des locaux : des conditions de vie simples. Parfois pas de douche, pas de chauffage, pas de réseau… dit comme ça, ça peut faire peur, mais ça fait du bien d’être coupés de tout et de réaliser que notre confort quotidien est un luxe pas forcément nécessaire.
3 – Profiter du cadre incroyable : l’île d’Amantani notamment est grande et on peut la parcourir pour découvrir la vie dans les villages mais aussi les différents temples au sommet qui donnent un panorama spectaculaire sur le lac et les îles alentour. Les levers et couchers de soleil sont magnifiques. La vue sur le lac depuis les maisons en hauteur est parfaite.
4 – Manger une nourriture excellente : de ce qu’on nous a raconté, le point commun entre toutes les familles est vraiment la qualité des repas ! Des repas toujours cuisinés maison, principalement à base de produits locaux (différentes variétés de pommes de terre et de maïs, quinoa, soupes) même s’ils sont souvent agrémentés de riz ou de viande, mais toujours variés. Les crêpes à base de farine de quinoa pour le petit-déjeuner sont délicieuses !
En revanche, bien qu’on ait passé 3 belles journées, il faut y apporter des nuances.
1 – Manque d’authenticité lors des visites des îles Uros et Taquile, qui font littéralement un “show” pour les touristes. Mais leur culture est réellement unique et cette découverte mérite le détour… On aurait simplement aimé que ce soit dans d’autres conditions.
2 – Si vous ne parlez pas espagnol, il peut être difficile de communiquer avec les femmes de la famille. La tradition veut d’ailleurs qu’elles prennent leurs repas à part.
3 – Certaines familles accueillent de plus en plus de touristes et en haute saison, on peut se retrouver très nombreux dans la même maison. C’est bien pour les rencontres de voyageurs, moins pour les interactions avec les familles et le véritable apprentissage de la culture locale.
Ainsi s’achève ce séjour inoubliable, dont les habitants et les paysages nous ont marqué pour toujours ! Notre itinéraire au Pérou a été intense et nous a presque semblé trop rapide.
Pour le passage de frontière jusqu’en Bolivie, on a pris un bus au terminal de Puno qui nous a déposé de l’autre côté du lac Titicaca, à Copacabana. Un article verra bientôt le jour sur notre voyage en Bolivie !
Si c’était à refaire, on passerait probablement un peu plus de temps au Pérou, pour pouvoir faire un petit séjour en Amazonie du côté d’Iquitos mais aussi faire de vraies pauses. Car on était en tour du monde et déjà à 5 mois de voyage, la fatigue commençait à se faire sentir !
On éviterait aussi de faire certains tours organisés dont la plus-value n’a pas été terrible, à Arequipa par exemple. Ca nous aurait permis d’économiser un peu et de se reposer à la place.
On aurait probablement choisi un itinéraire plus adapté aux touristes en évitant trop de changements d’altitude, même si on n’a pas eu l’impression d’être trop affectés. Il vaut mieux s’habituer petit à petit : le plus logique dans ce cas est de faire Lima > Ica > Arequipa > Cusco > Lac Titicaca.
Pour visiter la cordillère blanche, on aurait aussi dormi à Caraz plutôt qu’à Huaraz, Caraz étant un village plus petit mais beaucoup plus proche des sites que nous avons visités.
.
Parce qu’on sait que tout le monde n’a pas l’occasion de prendre un mois de congés, voilà ce qu’on vous recommanderait si vous ne deviez passer que 3 semaines au Pérou :
Voilà donc ce que donnerait un itinéraire optimisé de 3 semaines de Pérou :
Comme à notre habitude, on a privilégié les activités qui restent notre dépense principale : et cette fois, on a quelques regrets d’avoir voulu « tout » faire et de ne pas avoir fait plus de tours en autonomie (pour les excursions à Huaraz et Arequipa notamment).
On a aussi été étonné de notre budget transport au Pérou, qui est très élevé par rapport aux autres pays. Mais il faut dire qu’on a toujours pris Cruz del Sur ou Civa pour nos longs trajets, qui sont très confortables.
On a été en revanche été très économes niveau logement. Enfin, on a été agréablement surpris par la qualité de la gastronomie péruvienne donc on a souvent mangé local, tout en se faisant plaisir parce que la nourriture française commençait à nous manquer (surtout le fromage), donc on s’est permis quelques écarts !
Voilà des détails sur nos différents postes de dépenses :
Ca représente un total de 2.082€, soit 1.041€/personne (~42€/jour/personne), hors avion (on arrivait des Galapagos puis on a passé une frontière terrestre vers la Bolivie).
Vous l’avez compris, ce pays fait partie de nos coups de cœur du tour du monde. On a adoré les expériences qu’on y a vécues, la générosité des gens, la variété des sites historiques, la qualité des infrastructures et du réseau de transport mais aussi la gastronomie délicieuse. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette destination une pépite. En revanche, si vous recherchez de la détente, du soleil et des cocotiers, oubliez le Pérou et optez plutôt pour les belles plages du Mexique ou des Philippines !